Nara se trouve à environ une heure en train depuis la gare de Kyoto (75 minutes si on prend un train local, 45 minutes en empruntant le train express Miyakoji). C’est un peu avant 13 h30 que je me présente à l’hôtel Fujita Nara, et 14 h que je m’en vais déjeuner sur le pouce dans un restaurant de la rue principale.
Lorsqu’on arrive à Nara, on ne peut qu’être surpris par l’aspect provincial de la ville : autant la renommée de Nara est grande, autant elle apparaît modeste, s’organisant autour d’une grande rue principale investie par les magasins de souvenirs, les restaurants et les hôtels.


- Passage rapide au Kofuku-ji
L’un des premiers temples que l’on rencontre en visitant Nara est le Kofuku-ji, qui se trouve quasiment au centre de la ville (il suffit de suivre la grande rue et de monter quelques escaliers pour s’y retrouver). Temple familial des Fujiwara, fondé en 669 et établi en 710 à Nara, alors capitale permanente du Japon, le Kofuku-ji fait partie des monuments historiques de l’ancienne Nara, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.
Le temps n’étant pas terrible, je ne m’attarde guère au Kofuku-ji, juste le temps de m’arrêter devant quelques-uns de ses principaux bâtiments, tous classés trésors nationaux : la pagode à trois étages (datant de 1180), le pavillon octogonal Hōkuendō (reconstruit en 1280), le To-kondo (datant de 1415) et la pagode à cinq étages. Celle-ci, frappée par la foudre, incendiée et détruite un bon nombre de fois, fut à chaque fois reconstruite ; la pagode actuelle date de 1426.





Dommage que le ciel ne soit pas plus bleu pour rendre justice à la beauté de ce temple. Seuls les daims, omniprésents autour des temples de Nara, ne semblent pas s’émouvoir du temps…

- Sur le chemin du Kasuga Taisha
Pour se rendre au Sanctuaire du Kasuga Taisha, il faut entrer dans la forêt primaire de Kasugayama. On y croise bien entendu les inévitables daims (apprivoisés, et surtout toujours affamés de biscuits), les lanternes annonçant le sanctuaire, le tout au milieu d’une forêt luxuriante. Le dépaysement serait presque garanti s’il n’y avait pas autant de monde à emprunter ce chemin…





Et finalement, au bout du chemin, un torii rouge et une pierre annoncent l’entrée du sanctuaire shinto…
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